LA PODEROSA MUERTE, Los Jaivas, d’apres Pablo Neruda, traduction francaise

La Mort toute puissante :

Quels étaient ces Hommes,

En quel moment de leur évolution

commencée dans la pagaille et dans le bruit,

Dans lequel de leurs changements de fortune,

vécurent ils ce bien indestructible et impérissable

Qu’est la vie.

Tous s’aneantirent, attendant leur mort,

La mort brève habituelle

Et l’accident funeste de chaque jour

Qui était comme une coupe noire

Qu’ils buvaient en tremblant

engagés dans l’escalade

De la pierre

Je suis monte,

A travers les atroces marais,

Des forets abandonnées jusqu’a toi

Machu Picchu , haute cite

D’escaliers de pierre, vers leur triste fin

Celle que la terre ne cache pas

Sous des ruines immobiles

En toi, se trouve a la fois

Le berceau de la lumière et de l’homme

Se mêlent dans le vent

La poussière et l’esprit du condor

Point de départ de l’humanite

Quand la main , couleur d’argile

Se change en argile

Et quand se fermèrent les paupières

Pleines des murs rudes peuples de châteaux

Et quand tous les hommes

Se recroquevillent dans leur trou.

Laissons ces hauts lieux s’enorgueillir

De l’aurore de l’humanite

Ce grand vase contient le silence

une vie de pierre après tant d’autres vies.

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